Chirurgie esthetique/plastique

Ptôse mammaire : les causes et comment la traiter

La ptôse mammaire renvoie à une anomalie des seins qui se caractérise par un affaissement des seins, lesquels tombent au niveau du pli infra-mammaire ou en dessous du sillon sous-mammaire. Cette ptose dont les causes sont variées, fait l’objet d’un traitement chirurgical qu’on appelle la mastopexie. Parce qu’il s’avère qu’en dehors de la chirurgie de ptose mammaire, toutes les autres solutions visant à remonter les seins qui tombent sont aléatoires et inefficaces. Bref, on évaluera ici les causes et les traitements de la ptose des seins.

Les causes de la ptôse des seins

Celles-ci sont diverses. La ptôse mammaire peut avoir une cause congénitale, hormonale, pondérale, etc. Plus clairement, on distinguera une ptôse dont l’origine est congénitale d’une ptôse suite à un allaitement ou à une grossesse, dans la mesure où l’affaissement des seins dans le premier cas peut survenir à l’adolescence et être lié aussi à d’autres anomalies mammaires comme l’hypertrophie ou l’hypotrophie des seins ou même parfois, la ptôse est associée aux seins tubéreux chez les adolescentes. Alors que dans l’autre cas, c’est l’accouchement avec la variation de poids qu’elle entraîne et l’allaitement qui peuvent être la cause de l’affaissement mammaire.

Ptose mammaire

Les différents types de ptôse mammaire

Il est en effet reconnu qu’une prise importante de poids peut conduire à une hypertrophie mammaire avec en prime une tension des ligaments et la fragilisation cutanée. Lorsque dans ce cas, l’on adopte un régime alimentaire pour perdre du poids, la distension des ligaments reste mais on a l’impression que le sein s’est vidé. On assiste à un abaissement du mamelon ainsi que de l’aréole. Donc à une ptôse mammaire causée par la variation de poids.

Il faut rajouter par ailleurs que la ptôse des seins peut être liée aussi à un dérèglement hormonal ou alors être causée par le relâchement cutané, quand celle-ci perd de son élasticité, tout comme elle peut être consécutive au vieillissement naturel. Quelle que soit l’origine de la ptose des seins, il est clair que des seins qui tombent sont très mal vécus par les femmes parce que généralement pas acceptés par le regard des autres. En fonction de leurs causes, on distinguera donc plusieurs types de ptose avant de penser à leur traitement.

Différentes formes de ptose

On distingue trois types de ptôse mammaire. C’est chaque type qui détermine la technique qui va être employée par le chirurgien.

Il y a la ptôse hypoplasique ou ptose avec hypotrophie. Il s’agit comme on l’a déjà mentionné, d’un affaissement des petits seins. Pour corriger ce défaut, le plasticien procédera en un lifting des seins avec une mise en place des prothèses ou à une augmentation des seins par lipofilling. Quoi qu’il en soit, lorsque la ptose est associée à une hypertrophie des seins, la plupart des patientes souhaitent aussi une augmentation mammaire.

Dans le cas d’une ptôse hyperplasique ou ptose associée à une hypertrophie, l’intervention consistera outre le lifting mammaire à une plastie de réduction mammaire. Cette intervention est d’ailleurs celle qui est prise en charge par la sécurité sociale.

Le dernier cas est celui d’une ptose associée à une asymétrie mammaire. L’intervention visera donc en plus de la chirurgie de correction de la ptose, à une symétrisation des seins. L’essentiel étant d’harmoniser la poitrine.

L’intervention

Une opération de correction de la ptôse se déroule sous anesthésie générale et associe plusieurs gestes suivant le cas de chaque patient. Seul chaque cas détermine la technique chirurgicale employée par le chirurgien. Néanmoins, l’on retiendra que le but de cette intervention est d’ascensionner les seins tout en corrigeant leur volume si cela est nécessaire. La glande mammaire est reconcentrée, l’aréole et le mamelon ascensionnés, la peau en excès supprimée et celle restant redrapée, les tissus glandulaires remodelés. Cette intervention peut durer 1h ou plus.

Les cicatrices

Il y a lors d’un lifting des seins pour corriger la ptose, trois types de cicatrices possibles. Une cicatrice péri-aréolaire, c’est-à-dire située autour de l’aréole. L’on peut avoir aussi une cicatrice verticale qui va de l’aréole jusque dans le pli sous-mammaire. Et enfin, une cicatrice dite en « T » inversé mais celle-ci à l’aspect d’une ancre marine. Car aux deux précédentes cicatrices s’associe une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire.

Au début, ses cicatrices sont fines. Ensuite, elles rougissent. Cette phase de l’évolution des cicatrices est dite phase hyperplasique. Ensuite les cicatrices s’aplatissent avant de blanchir finalement. Leur aspect définitif ne survient qu’après 1 an.

Suites opératoires

Elles sont très simples. Une évolution post-opératoire indolore et rapide, un œdème et des ecchymoses qui disparaissent au bout de quelques temps. Le patient doit juste garder un soutien de contention nuit et jour durant un mois. Durant cette période, il doit éviter la pratique du sport.

Complications

Rares sont les cas de complications après une correction de la ptôse. On peut cependant évoquer la survenue d’hématome, le risque de nécrose ou les problèmes liés à la cicatrisation, comme les cicatrices chéloïdes qui peuvent conduire à une autre intervention si les corticoïdes ne marchent pas.